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Agents IA : seulement 4 courses Uber réservées, que penser ?

Verdict : À moitié

Par Valentin Fouilloud · Publié le 5 novembre 2026 · 3 min de lecture

Barre de 320 millions de courses et commandes Uber en une semaine, avec en face seulement 4 courses et 500 commandes Uber Eats passées par des agents IA.
Illustration : Tech ou Toc

« Bientôt, ton assistant IA commandera tout à ta place. » Le 4 novembre 2026, Uber a donné un premier chiffre concret. Lors de sa semaine la plus chargée du trimestre, seulement 4 courses ont été commandées par des agents IA. Le chiffre est minuscule. Il est surtout utile pour comprendre où en sont vraiment ces agents.

Ce qu'il faut retenir

  • Uber a communiqué ces chiffres lors de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, le 4 novembre 2026.
  • Sa semaine la plus chargée a compté environ 320 millions de courses et commandes. Seules 4 courses et environ 500 commandes Uber Eats sont venues d'un agent IA.
  • Le PDG parle d'une « traction très, très faible et limitée ».
  • Ça ne prouve pas que les agents n'ont pas d'avenir. Ça prouve qu'ils ne remplacent pas encore les applis.

Les chiffres, remis à l'échelle

Sur environ 320 millions d'opérations en une semaine, cela fait quatre courses de VTC et à peine 500 commandes de repas passées via un agent. Pour la course, on est à peu près à un sur 80 millions (un calcul à partir des chiffres ci-dessus, qui ne compte que les courses, pas les repas). Les commandes de repas par agent sont plus nombreuses, mais restent minuscules.

Chez un concurrent, DoorDash, l'ordre de grandeur est le même : seulement quelques centaines de commandes via des agents la semaine précédente, selon TechCrunch.

Pourquoi ça ne décolle pas ?

Uber avance un argument simple : l'appli est déjà rapide. Réserver une course prend environ 50 secondes. Recommander son plat préféré, environ 90 secondes. Demander la même chose à un agent, en le formulant, en attendant sa réponse et en vérifiant, ne fait pas forcément gagner du temps. Ce sont les explications de l'entreprise : elle a intérêt à minimiser la menace. Elles restent plausibles, mais elles ne sont pas prouvées.

Ce que fait Uber malgré tout

Le patron, Dara Khosrowshahi, voit les agents comme un nouveau canal pour atteindre ses clients, et pas comme une menace. Il compte environ huit grands assistants IA aujourd'hui, et en attend plus de dix avec le temps. Selon lui, « chaque entreprise d'IA nous parle ». Autrement dit : Uber prépare le terrain, au cas où.

Un contraste avec l'enthousiasme du marché

Le même article de TechCrunch note que la start-up Instinct, qui développe un agent personnel, a levé des fonds sur la base d'une valorisation de 10 milliards de dollars. Il cite aussi Muse, l'agent de Meta : plus de 10 millions d'utilisateurs, et numéro un de l'App Store américain. Meta dit que beaucoup s'en servent pour acheter ou faire des démarches auprès d'entreprises.

Donc des millions de gens essaient les agents, mais très peu les utilisent pour des achats concrets. Les entreprises qui bloquent déjà certains agents, comme on l'expliquait dans l'article sur Muse de Meta, ne facilitent d'ailleurs pas les choses. Et derrière certains agents, ce sont parfois des humains qui font le travail.

Alors, ça change quoi ?

Verdict à moitié : l'idée « un agent IA remplace tes applis » n'est pas vraie aujourd'hui, les chiffres d'Uber le montrent. Mais elle n'est pas réfutée pour autant : on est au tout début, chez une seule entreprise, sur un seul trimestre.

Pour toi, la conclusion pratique est simple : ton appli habituelle reste, pour l'instant, le moyen le plus rapide de commander. À surveiller : les prochains résultats d'Uber et de DoorDash, qui diront si ces chiffres bougent.

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Préparé avec l'aide de l'IA à partir des sources, puis relu et validé par Valentin Fouilloud avant publication. Comment on travaille

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