Actus du 4 novembre : Anthropic, data centers, ChatGPT
Les comptes d'Anthropic, des data centers qui font voter les Américains et un chiffre à vérifier sur ChatGPT : voici ce qu'il fallait retenir ces dernières 48 heures.
Anthropic montre ses comptes avant sa Bourse
Le 2 novembre, Anthropic, l'entreprise derrière Claude, a mis à jour son dossier financier déposé auprès du gendarme de la Bourse américaine. Son chiffre d'affaires du troisième trimestre atteint environ 17 milliards de dollars, mais la croissance ralentit. Le dossier révèle aussi quelque 895 milliards de dollars d'engagements d'achats, presque tous liés à la puissance de calcul et aux data centers. Pourquoi ça compte : une IA, ça se paie en serveurs et en électricité, bien avant de rapporter. Ces chiffres montrent l'ampleur de la facture. Source : CNBC
Les data centers, sujet de campagne aux États-Unis
Lors des élections du 3 novembre, 41 mesures locales sur les data centers étaient soumises au vote. Selon Ballotpedia, citée par CNBC, au moins 10 communautés ont approuvé des interdictions ou des restrictions. Environ 173 millions de dollars de publicités sur le sujet ont aussi été dépensés pendant la campagne. Les résultats sont encore partiels et leur lecture politique reste une interprétation. Pourquoi ça compte : ces centres qui font tourner ChatGPT ou Claude consomment beaucoup d'électricité, et les habitants commencent à avoir leur mot à dire. Source : CNBC
ChatGPT dit peser 20 % des recherches de Google
Adam Fry, responsable du produit ChatGPT chez OpenAI, affirme que le volume de recherches faites sur ChatGPT représente environ un cinquième de celui de Google. Attention : c'est un chiffre donné par OpenAI, et les deux volumes ne sont pas mesurés de la même façon. Il ne dit donc pas que ChatGPT détient 20 % du marché. Pourquoi ça compte : poser ses questions à une IA plutôt qu'à Google devient un réflexe, et c'est le modèle économique des sites web qui est en jeu. Source : Siècle Digital
Google présente Gemini 4 Carbon, un modèle pour traquer les failles
Google a dévoilé Gemini 4 Carbon, deux semaines après Gemini 4 Argon. Il est pensé pour les tâches longues en programmation : relire du code, trouver l'origine d'un bug, proposer un correctif. L'accès est limité à certaines équipes de cyberdéfense, puis à des partenaires de confiance. Google annonce de meilleurs scores que ses concurrents, mais ces tests viennent de l'entreprise elle-même et n'ont pas été reproduits de façon indépendante. Pourquoi ça compte : l'IA devient autant un outil de défense que de piratage. Source : Le Monde Informatique
Un robots.txt commun pour refuser l'entraînement des IA
Un brouillon de norme, déposé le 30 octobre par un ingénieur d'Anthropic, prévoit une ligne unique dans le fichier robots.txt d'un site pour refuser que son contenu serve à entraîner des IA. Google, OpenAI et Microsoft se sont engagés à la respecter. Microsoft prévoit de s'y conformer dès le 1er février 2027, Google en 2027 sans date précise. Le texte reste une proposition, et sans cette ligne, l'entraînement reste permis par défaut. Pourquoi ça compte : les créateurs auront enfin un levier simple pour dire non. Source : Blog du Modérateur
Des moteurs d'avion recyclés pour alimenter des data centers
Le 3 novembre, TechCrunch raconte que des constructeurs de data centers se tournent vers des turbines dérivées de moteurs d'avion. La raison : raccorder 100 MW au réseau prend environ sept ans en Virginie du Nord, selon l'Agence internationale de l'énergie. Ces turbines permettent de démarrer en environ deux ans, selon un analyste, mais elles sont moins efficaces et plus polluantes que les turbines classiques. Pourquoi ça compte : la course à l'IA se fait aussi au gaz, avec un coût pour le climat. Source : TechCrunch
Préparé avec l'aide de l'IA à partir des sources, puis relu et validé par Valentin Fouilloud avant publication. Comment on travaille