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ChatGPT à 20 % de Google en recherche : que vaut ce chiffre ?

Par Valentin Fouilloud · Publié le 4 novembre 2026 · 3 min de lecture

Graphique en barres sur base 100 : Google à 100, ChatGPT à environ 20, avec la précision qu'il s'agit d'un ordre de grandeur et que chaque question avec recherche web compte pour une recherche.
Illustration : Tech ou Toc

« Ask Chat » remplace-t-il « Google it » ? Début novembre 2026, OpenAI a avancé un chiffre qui fait réagir : le nombre de recherches faites via ChatGPT équivaudrait à environ 20 % de celles de Google. Un chiffre à prendre comme un ordre de grandeur donné par l'entreprise elle-même, pas comme une part de marché.

Ce qu'il faut retenir

  • Le chiffre vient d'Adam Fry, responsable produit de ChatGPT chez OpenAI, lors d'un événement à New York (relayé le 3 novembre).
  • Selon OpenAI, chaque question qui déclenche une recherche web compte comme une recherche, même plusieurs fois dans la même conversation.
  • Les périodes et zones géographiques comparées ne sont pas précisées : on ne peut pas vérifier le chiffre de l'extérieur.
  • « 20 % du volume » ne veut pas dire « 20 % du marché » de la recherche.
  • Ce qui change vraiment : tu as désormais deux réflexes possibles, et chacun a ses limites.

Ce qu'OpenAI a dit exactement

Adam Fry a déclaré que le volume de requêtes de recherche passant par ChatGPT atteint l'équivalent de 20 % du volume de Google. Il répondait à une interview d'Alex Kantrowitz, de la newsletter Big Technology. ChatGPT Search existe depuis environ deux ans.

Pour mettre l'ordre de grandeur en perspective : Google avait indiqué en 2025 traiter plus de 5 000 milliards de recherches par an. Si l'on applique naïvement 20 %, on arriverait à environ 1 000 milliards par an, soit un peu moins de 3 milliards par jour. Attention : c'est une illustration de ma part, car OpenAI ne précise ni la période ni le périmètre de son chiffre, et le volume de Google a pu évoluer depuis.

Pourquoi il faut le lire avec des pincettes

Un chiffre non vérifiable. C'est OpenAI qui compte, avec sa méthode. Aucun organisme indépendant n'a publié de mesure équivalente, d'après ce qu'on lit dans les articles sources.

Une définition maison. Une « recherche » chez ChatGPT, c'est une question qui déclenche une recherche web. Chez Google, une recherche, c'est une requête tapée dans la barre. Les deux ne sont pas forcément comparables : une conversation avec dix questions pèse dix fois dans le calcul d'OpenAI.

Volume n'est pas part de marché. Beaucoup de gens utilisent les deux. Que ChatGPT pèse 20 % du volume de Google ne dit pas combien de personnes ont arrêté Google.

Un chiffre d'entreprise. OpenAI a intérêt à montrer que ses produits remplacent la recherche classique : c'est un argument pour ses utilisateurs et ses investisseurs. Ça ne veut pas dire que c'est faux, seulement qu'il faut des mesures extérieures.

Alors, ça change quoi pour toi ?

Il se passe quelque chose de réel : poser une question à une IA plutôt que de parcourir dix liens est devenu un réflexe chez beaucoup de gens. Mais les deux outils ne servent pas à la même chose.

  • Un chatbot est pratique pour une réponse synthétique, une explication ou une comparaison. Il peut se tromper ou résumer de travers.
  • Un moteur classique reste utile pour retrouver un site précis, vérifier une source ou comparer plusieurs avis.

Le bon réflexe : sur un sujet qui compte (santé, argent, démarches, études), ouvre la source au lieu de te fier au seul résumé. Ça vaut pour l'IA comme pour n'importe quel moteur.

Il y a aussi un enjeu pour les sites web : si les gens lisent des résumés au lieu de cliquer, les éditeurs perdent du trafic. C'est une des raisons de la règle robots.txt commune pour refuser l'entraînement des IA, et des plaintes qui se multiplient côté presse.

Verdict : vrai, mais incomplet

L'usage de l'IA pour chercher est en hausse, c'est certain. Le chiffre précis de 20 % n'est, lui, qu'une affirmation d'OpenAI, avec une méthode de comptage qui lui est propre. On attend des mesures indépendantes avant de parler de « rattrapage ».

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Préparé avec l'aide de l'IA à partir des sources, puis relu et validé par Valentin Fouilloud avant publication. Comment on travaille

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