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Chooz : la centrale nucléaire redémarre après 3 mois d'arrêt

Par Valentin Fouilloud · Publié le 6 novembre 2026 · 2 min de lecture

Frise de juillet à novembre 2026 : le réacteur 2 de Chooz s'arrête le 11 juillet, le réacteur 1 le 1er août, et le réacteur 1 redémarre le 26 octobre.
Illustration : Tech ou Toc

Le 11 juillet 2026, EDF a coupé un des deux réacteurs de la centrale de Chooz, dans les Ardennes, parce que la Meuse était trop basse. Le second s'est arrêté le 1er août, et le premier n'a redémarré que le 26 octobre, selon Révolution Énergétique.

Ce qu'il faut retenir

  • Chooz a été à l'arrêt environ trois mois : réacteur 2 coupé le 11 juillet, réacteur 1 le 1er août.
  • Le réacteur 1 (1 450 MW) a redémarré le 26 octobre, après la montée du niveau de la Meuse provoquée par la tempête Austen.
  • Le redémarrage du réacteur 2 était attendu dans les jours suivants, sans confirmation dans l'article consulté.
  • Selon RTE, chaleur et sécheresse ont privé le parc nucléaire français de jusqu'à 10 TWh cet été, dont près de 4 TWh à Chooz.

11 juillet : la Meuse tombe à 21,3 m³/s

Le réacteur 2 s'arrête à titre préventif quand le débit de la Meuse descend à 21,3 mètres cubes par seconde, d'après les informations d'EDF relayées par la presse. EDF ne donne alors aucune date de reprise : tout dépend des pluies à venir. Le 1er août, à 23 h 05, c'est au tour du réacteur 1, ce qui met toute la centrale à l'arrêt.

Pourquoi une sécheresse arrête-t-elle une centrale nucléaire ?

Parce qu'une centrale puise de l'eau dans une rivière pour se refroidir, et que cette eau doit rester en quantité suffisante. À Chooz, la limite vient aussi d'un texte : l'accord franco-belge du 8 septembre 1998 sur la gestion des eaux de la Meuse fixe des seuils, et EDF coupe les réacteurs pour les respecter quand le débit chute.

Les data centers posent le même genre de question : eux aussi dépendent d'eau pour le refroidissement, comme on l'a détaillé dans l'article sur l'eau que boivent les data centers.

Chooz n'a pas été seule à souffrir. Selon Révolution Énergétique, sécheresse et chaleur ont réduit la production de plusieurs réacteurs du parc, et Civaux et Bugey ont obtenu des dérogations pour dépasser les limites de température de leurs rejets d'eau.

26 octobre : la tempête Austen remplit la Meuse

Ce qui a débloqué la situation, c'est de l'eau. La tempête Austen, qui a coupé le courant à près de 300 000 foyers, a fait remonter le niveau de la Meuse, ce qui a permis à EDF de relancer le réacteur 1, de 1 450 MW, le 26 octobre. Un même phénomène a donc mis le réseau à mal et remis la centrale en route.

4 TWh perdus à Chooz sur 10 pour tout le parc

Une estimation de RTE publiée le 21 septembre 2026 chiffre à jusqu'à 10 TWh la production nucléaire perdue cet été à cause de la chaleur et de la sécheresse. Chooz en représenterait près de 4 TWh, soit 4 milliards de kilowattheures. Révolution Énergétique ne donne pas de chiffre de pertes pour la centrale.

9 milliards d'euros pour la prochaine sécheresse

EDF a lancé un programme de 9 milliards d'euros sur 15 ans pour mieux gérer l'eau : consommer moins dans les centrales et rejeter une eau moins chaude dans les rivières. Un programme précédent, « Grands Chauds », date de 2008. Le média prévoit que des étés comme celui de 2026 deviendront plus fréquents avec le changement climatique.

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Préparé avec l'aide de l'IA à partir des sources, puis relu et validé par Valentin Fouilloud avant publication. Comment on travaille

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